Tadjikistan : Lutte contre la tuberculose – maladie des marginalisés

Contexte

La tuberculose représente aujourd’hui encore à l’échelle mondiale un problème majeur de santé publique. C’est une maladie infectieuse transmissible qui tue encore près de deux millions de personnes chaque année dans le monde. En 2010, 8,8 millions de nouveaux cas ont été recensés par l’Organisation Mondiale de la Santé. Ce sont les populations pauvres et marginalisées des pays en voie de développement qui sont les plus touchées : 95 % de l’ensemble des cas et 98 % des décès dus à la tuberculose surviennent dans des pays dépourvus de ressources.
Mais, c’est surtout dans les prisons que le fléau de la tuberculose est persistant. Les taux observés chez les prisonniers au Tadjikistan restent environ 10 fois plus élevés que les moyennes nationales. Les données indiquent que les prisonniers et le personnel pénitentiaire sont particulièrement vulnérables à la maladie. En 2004, un prisonnier sur deux était infecté pendant son temps d’incarcération. Les raisons principales étaient une interruption du traitement à cause de rupture de stock, un diagnostic tardif et incorrect, des mauvaises conditions d’hygiène, une surpopulation, une nourriture insuffisante ainsi qu’un taux élevé d’infections au virus VIH. 

L’action de Caritas Luxembourg

Depuis 2004, l’équipe de médecins de Caritas Luxembourg met en œuvre la stratégie DOTS. Il s'agit d'un traitement sous surveillance directe de brève durée avec des médicaments plus forts, accompagné d’un dépistage systématique et précoce. La stratégie DOTS reconnaît que l’accès au traitement de la tuberculose est un droit fondamental de la personne et que la lutte contre cette maladie est un phénomène dont les retombées positives sur la société sont considérables. La lutte antituberculeuse joue un rôle important dans le combat contre la pauvreté.
En outre, Caritas Luxembourg améliore les conditions de vies dans les prisons et distribue de la nourriture fraîche et des articles d’hygiène, assure l’approvisionnement régulier et ininterrompu de médicaments, et sensibilise les prisonniers à certaines règles d’hygiène pour éviter des infections.

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