Colombie : Du théâtre contre la violence

Contexte

La Colombie, ravagée par une guerre civile qui dure depuis 50 ans, est marquée par les actes de violence, les enlèvements et le déplacement forcé de millions de personnes. Même si les affrontements armés sont plus virulents en zone rurale, les jeunes qui vivent dans les centres urbains sont également touchés. Une logique de violence s’est introduite dans les relations quotidiennes qu’entretiennent les jeunes dans leur famille, à l’école et dans la rue.
La capitale de Bogotá est subdivisée en 20 districts. Dans celui de Rafael Uribe Uribe, la majorité des habitants sont des jeunes. Le taux de chômage est le plus élevé de Bogotá et la pauvreté y fait rage. Des éclats de violence sont la réalité de tous les jours.

L’action de Caritas Luxembourg

Caritas Luxembourg vise à favoriser une culture de la paix qui prévient les jeunes de se lier à des actes de violence sociale et politique. De nombreuses initiatives juvéniles se forment de manière volontaire afin de protéger leurs droits, illustrer leur vie de tous les jours, participer et initier des espaces de dialogue et de communication avec les institutions de l’Etat. Le but est de renforcer les capacités de gestion et de dialogue de ces jeunes ainsi que leurs relations intergénérationnelles et interinstitutionnelles, pour favoriser la qualité et l’impact de leurs actions et amplifier leur autonomie. Caritas Luxembourg soutient 5 organisations juvéniles, soit environ 100 jeunes.
D’abord il s’agit de renforcer les capacités individuelles des jeunes et celles du groupe à travers des ateliers de formation, d’échanges entre jeunes, du théâtre, des jeux etc. autour des perspectives culturelles, psychosociales, de genre et de droits. Pendant cette phase, les jeunes apprennent les règles de la communication non-violente et la résolution de conflits sans violence. Ensuite ils créent des espaces relationnels pour promouvoir une culture de paix auprès de leurs parents, d’autres jeunes et des habitants du district. Forts de cette expérience, de l’aval de leur district et de leur confiance acquise, les jeunes peuvent alors se lancer dans des exercices de plaidoyer et de défense de leurs droits.

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