Luxembourg : Investissons dans l'avenir des jeunes réfugiés !

Depuis l’automne 2015, le Luxembourg connaît un afflux d’hommes, de femmes et d’enfants fuyant la guerre et la persécution. Le Luxembourg les a accueillis à bras ouverts et nous pouvons en être très fiers.

Parmi les réfugiés pour qui il y a lieu de faire un effort spécial, ce sont les jeunes. Beaucoup d’entre eux ont subi de graves traumatismes pendant la guerre dans leur pays ou lors de la fuite. Plusieurs sont arrivés au Luxembourg sans leurs parents, dont des mineurs. La plupart ont dû arrêter leurs études et se retrouvent dans un système scolaire très différent du leur, à recommencer de zéro, par l’apprentissage de la langue. Parmi eux, certains suivent des cours sans être considérés comme des élèves scolarisés et ne bénéficient donc d’aucune aide financière, ni d’une bourse scolaire, ni d’allocations familiales, ni de carte de transport. D’autres encore ont besoin d’être soutenus jusqu’à ce qu’ils obtiennent les aides étatiques.

Traumatisés, déracinés, sans moyens et souvent seuls, ces jeunes sont très vulnérables. Si nous ne les aidons pas maintenant, beaucoup d’entre eux resteront des assistés toute leur vie. Il est donc de notre responsabilité, maintenant que nous les avons accueillis dans notre pays, de leur créer un cadre propice pour qu’ils puissent entrevoir un avenir avec confiance.

La prise en charge de ces jeunes commence dès leur arrivée dans le foyer pour réfugiés et continue au-delà, en collaboration avec les différentes institutions nationales : orientation, insertion scolaire et professionnelle, formation, lutte contre l’isolement, aide financière, dialogue avec les institutions, médiation avec les familles, etc. En tout ce sont plus de 300 jeunes qui sont accompagnés chaque année, dont une trentaine de mineurs pour lesquels nous avons la tutelle et que nous suivons au-delà de leur majorité.

Nous sommes convaincus que ces jeunes ont, de par l’énergie que leur confère leur âge, le plus grand potentiel pour s’intégrer rapidement dans notre société et devenir des membres à part entière de celle-ci. Mais pour cela, nous devons croire en eux et investir dans leur futur.

Notre aide pour les jeunes réfugiés

Dans les foyers pour réfugiés, répartis un peu partout dans le pays, ainsi qu’au service « Accueil social », situé à Luxembourg-Ville, les travailleurs sociaux de Caritas Luxembourg sont en contact avec des centaines de jeunes réfugiés. Ils sont formés pour identifier le plus tôt possible les jeunes en difficulté : situation de précarité, problèmes émergeant d’une recomposition familiale, enfants livrés à eux-mêmes, jeunes en rupture sociale, absence d’objectifs scolaires et/ou professionnels, jeunes ayant subi un traumatisme, mineurs non accompagnés, jeunes sous mesures de justice, difficultés administratives, etc.

Ces jeunes sont alors orientés vers l’équipe Educ’actif de Caritas Luxembourg qui a pour objectif d’aider ces jeunes afin qu’ils trouvent une place dans notre société. Elle veille, par exemple, à leur insertion scolaire et/ou professionnelle, lutte contre leur isolement, les remotive par le biais d’un travail de réflexion sur eux-mêmes, assure le dialogue entre les institutions (administration, école, justice, travail), intervient au sein des familles, effectue des médiations, etc.

Certains jeunes, ceux qui n’entrent plus dans le cadre de la scolarité obligatoire ou qui sont exclus du système scolaire traditionnel sont pris en charge par les classes « Passerelles ». Ces classes les accompagnent dans leur insertion socioprofessionnelle en construisant avec eux, sur un ou deux ans, un projet professionnel réaliste. Actuellement, une centaine de jeunes suivent cet enseignement basé entre autres sur l’apprentissage du français, des modules d’intégration à la vie professionnelle (préparation aux entretiens d’embauche, aide à la réalisation d’une lettre de motivation et d’un CV), des ateliers d’initiation à la langue et culture luxembourgeoises, des ateliers informatiques liés au monde du travail, etc. Les jeunes bénéficient également d’un suivi social et d’une aide dans les démarches administratives, comme par exemple, pour l’inscription dans un lycée ou une université ou la recherche d’une place d’apprentissage.

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