Journée Mondiale des Réfugiés : Des familles enfin réunies commencent une nouvelle vie

Mardi 20 juin 2017

Journée Mondiale des Réfugiés : Des familles enfin réunies commencent une nouvelle vie

Le 20 juin est la Journée Mondiale des Réfugiés, l’occasion pour Caritas Luxembourg et les réfugiés qu’elle soutient de remercier les nombreuses personnes qui par leurs dons et leur engagement les ont soutenus ces dernières années.

Certains donateurs ont notamment contribué financièrement pour permettre aux réfugiés de faire venir leur famille de pays en guerre dans le cadre des procédures de regroupement familial. En effet, si les réfugiés peuvent demander à ce que leur famille les rejoigne dès que leur demande de protection internationale est acceptée, beaucoup d’entre eux ne peuvent pas payer les démarches administratives, les visas, la traduction des documents, les frais de voyages, etc. Certains doivent épargner pendant des années avant de pouvoir faire venir leur famille. En aidant dans le cadre du regroupement familial, on permet ainsi non seulement de réunir des familles séparées depuis des années par la guerre, mais aussi de mettre en sécurité des personnes en danger. De plus, on accélère l’intégration des réfugiés dans notre société car aussi longtemps qu’ils doivent s’inquiéter pour leurs familles restées sur place, ils ne pourront envisager de construire un avenir au Luxembourg.

Bashira Shahien, réfugiée syrienne, arrivée au Luxembourg il y a un an et demie témoigne : « Je suis contente que mon mari et mes filles aient pu me rejoindre ici au Luxembourg. Cela m’enlève un gros poids des épaules. J’ai pu les revoir il y a trois mois après plusieurs années de séparation. Merci à tous ceux qui ont rendu cela possible. » Son mari Ahmad Alhalabi ajoute : « Toutefois, notre esprit n’est pas tout à fait libre, car nous pensons nuit et jour à notre fils qui est encore là-bas, tout seul. Il n’a pas pu venir dans le cadre de la procédure de regroupement familial parce qu’il a plus de 18 ans et qu’il est majeur. Mais pour nous, c’est notre fils. » Dans ce contexte Caritas Luxembourg plaide pour que le regroupement familial soit élargi aux enfants de plus de 18 ans qui ont toujours vécu au foyer parental. « Cela permettrait de sauver des vies, car ils essaieront quand même de rejoindre leur famille, mais utiliseront des moyens beaucoup plus risqués,» souligne Nonna Sehovic, responsable de l’accueil social auprès de Caritas Luxembourg.

Un autre souci auquel sont confrontés les réfugiés lorsqu’ils font arriver leur famille est celui du logement. « Nous habitons actuellement dans un foyer pour réfugiés et cherchons un logement pour pouvoir y vivre en famille, » ajoute Ahmad. « Or, le marché immobilier est très cher au Luxembourg et trouver un logement à un prix abordable pour cinq personnes est comme trouver une aiguille dans une botte de foin. » Le projet « Neien Ufank » de Caritas Luxembourg, financé par l’Oeuvre Nationale de Secours Grande-Duchesse Charlotte, vise à trouver un logement pour 120 familles réfugiées. Un pari certes ambitieux, mais nécessaire si nous souhaitons que les réfugiés s’intègrent rapidement dans notre société.

A Solomon Mokonen, réfugié érythréen, la chance a souri ces derniers mois. « J’ai trouvé un logement grâce à une famille luxembourgeoise qui m’a aidé. Ces derniers mois, ma vie a changé positivement. J’ai également trouvé un travail. » témoigne Solomon. « Il y a quelques jours, mon épouse a pu me rejoindre et tout s’est bien passé. Ce n’était pas évident pour elle de fuir l’Erythrée à travers le désert et ses mille dangers pour se rendre au pays voisin où l’attendaient les documents pour le regroupement familial. Je remercie tous ceux qui nous ont aidés. Nous allons pouvoir maintenant construire notre vie ici. J’apprends d’ailleurs déjà le luxembourgeois. »

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